Les Chemins de la Liberté


Les Chemins de la Liberté m’a un peu dérangée: j’aime pouvoir m’attacher aux personnages, m’y identifier ou les détester, or ce film de survie n’offre aucune de ces trois possibilités. Je suis donc sortie de la séance de cinéma un peu frustrée.

La première partie du film suit un chemin très classique. Prison et évasion semblent d'ailleurs être des formalités pour le réalisateur Peter Weir qui m'avait habituée à davantage de finesse entre un Truman Show bien ficelé et un Master & Commander à la fois subtil et captivant. Dommage, après cela, de devoir suivre un film si linéaire comme Les Chemins de la Liberté.

On ne peut pas faire beaucoup de reproches aux acteurs, tant leurs rôles ont limité les possibilités d'interprétation. Car les personnages du film n'ont que peu d'importance: seul prime le groupe et son avancée. Mais même si l'impraticable épopée justifie la logique de ce fait, je n'en ai pas moins regretté que Colin Farrell ou Ed Harris soient freinés par la réalisation sans relief. Il faut en tout cas reconnaitre que l'idée que seuls les survivants importent concorde très bien avec le périple en lui-même. Cela permet notamment d'éviter des scènes larmoyantes lorsque certains personnages meurent, sans pour autant diminuer l'émotion de ces pertes.

Du film Les Chemins de la Liberté, je retiens donc son histoire extraordinaire, mais malheureusement, pas grand chose d'autre. Dommage, car il y avait matière à faire mieux!

2 commentaires

  1. Anonyme a dit…

    C'est avant tout un livre :"A marche forcée" de Slavomir Rawitz dont l'histoire parait tellement extraordinaire qu'on doute presque de sa réalité. L'individu n'a pas d'importance, c'est la détermination d'un groupe de prisonniers échappés du goulag. J'ai apprécié ce film qui "colle" bien au livre.

    Estelle a dit…

    Malheureusement (ou heureusement?) je n'ai pas lu le livre. Il faudra y remédier!