Arrietty, le Petit Monde des Chapardeurs


Adepte des oeuvres du studio Ghilbi depuis Porco Rosso, j'hésite pourtant chaque fois à aller voir son dernier film d'animation. Il faut dire que les dessins très colorés appellent apparemment un public d'enfants... Mais comme toujours avec ce studio, cette apparence est trompeuse.

En effet si ce film d'animation s'approche d'un conte, il ne se permet pas d'infantiliser son public, notamment grâce au discours fataliste d'un personnage souffrant. Ce fatalisme est d'ailleurs présent tout au long du film, qui traite de la préservation d'une espèce menacée. L'aspect visuel vient sans cesse soutenir la cause écologique en plongeant le spectateur dans un certain émerveillement face à la beauté de la nature. Les perspectives sont également très bien faites: le chapardage d'un morceau de sucre devient ainsi une véritable expédition.

Arrietty est donc un film d'animation touchant, plein de poésie, mais auquel on pourrait reprocher un manque de fantaisie. Car il faut bien reconnaitre qu'Hiromasa Yonebayashi, le réalisateur d'Arrietty, n'arrive pas encore à atteindre le niveau de son maître Hayao Miyazaki, à qui l'on doit les excellents Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro ou Ponyo sur la falaise. Son premier film est néanmoins prometteur et ravira petits et grands!

2 commentaires

  1. PHF a dit…

    Hum... je n'ai vu en ce film qu'une "reprise long métrage" des Minipouss', en moins bien :-D.
    J'ai été déçu par le scenario très pauvre. A mon sens, seule la réalisation est effectivement réussie... mais il n'y a guère que pour les films d'action belliqueuse que ça suffit !

    Estelle a dit…

    J'avoue que je n'ai pas vu les Minipouss, du coup cela change sans doute mon jugement! ;) Il faudrait que je le vois pour comparer. :)