Raiponce


La première moitié du film est franchement distrayante, hélas la suite est sans surprise. Peut-être aurait-il fallu exploiter davantage les personnages secondaires? Il n'empêche que Raiponce est d'un bon niveau; il ne m'a cependant pas autant marquée que Wall-E ou les deux premiers Shrek.

L'idée de la mère adoptive utilisant la culpabilité afin de garder Raiponce prisonnière est un régal. Le film offre d'ailleurs une série de situations schizophréniques où l'on voit la jeune fille torturée entre sa joie de goûter à la liberté et le blâme qu'elle s'inflige quant à ce plaisir. Ces scènes où l'on découvre le masochisme de l'héroïne ont été parmi mes préférées et m'ont beaucoup amusée. Une mention spéciale à la poêle, arme qui impressionne par son efficacité (peut-être même davantage que les cheveux de Raiponce, c'est dire combien cet ustensile m'a plu!).

Hélas, il est facile de faire une comparaison avec Shrek, et c'est peut-être pour cela que j'ai trouvé que le film manquait d'auto-dérision. Par exemple lorsque notre héroïne blonde se mettait à chanter, je m'attendais à ce qu'un évènement ridicule mette fin à son besoin lyrique... Mais rien n'arrivait et il fallait patienter pendant que Raiponce fredonnait le même refrain pour la cinquième fois.

En ce qui concerne l'aspect visuel du film, la 3D est plaisante et soignée, pourtant elle n'est pas encore assez éblouissante pour en valoir l'investissement. Un film d'animation à voir, donc, mais pas forcément au cinéma.

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