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Love, et autres drogues

Après Le Dernier Samouraï et Blood Diamond, Edward Zwick s'essaie à un autre genre de film. Le problème, c'est que le réalisateur a semblé incapable de choisir entre comédie romantique et mélodrame, et il nous livre un film plutôt brouillon qui ennuie...
Le couple du film n'a d'ailleurs pas grand chose d'innovant. La solitude du personnage de Jake Gyllenhaal ne m'a pas du tout émue, car il faut dire que ce rôle de vilain petit canard est peu crédible. Quant à la maladie de Parkinson, si elle est abordée de manière touchante et amusante lors d'une conférence, ni le scénario, ni Anne Hathaway n'en ont fait quelque chose de profond. Le réalisateur va même jusqu'à rompre la prise de conscience suggérée en inventant une discussion improbable entre Jake et le mari d'une malade.
Je tiens tout de même à féliciter Gyllenhaal et Hathaway, qui ont tous deux été nominés aux Golden Globes pour ce film en tant que meilleurs acteurs. Être reconnu dans le septième art pour une interprétation monotone de personnages creux, il fallait le faire! A moins que le torse de Gyllenhaal (qui a bien conservé les muscles pris pour Prince of Persia) et les seins d'Hathaway y soient pour quelque chose? Mais voyons le coté positif: Love, et autres drogues a au moins le mérite de décomplexer le nu dans les comédies romantiques grand public, et on ne va pas s'en plaindre.
2 commentaires
Pas mal du tout ce blog.
Pour ce film, je pensais aussi à un aspect qu'on retrouve souvent et de plus en plus dans les films (surtout "comédies romantiques") : confinement des acteurs dans leurs appartements ou dans un lieu pour consommer. Sauf pour les quelques scènes à l'hôpital mais c'est comme l'intrigue du film, début d'idée abandonnée.
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